Pierre PERRIN
Dragons de l'ex-Garde,
Chevalier de la Légion d'Honneur


Dragon de l'ex-Garde Consulaire

Pierre PERRIN (sosa 62) est né à Rupt-en-Woëvre (F-55) le 5 septembre 1793. Il a donc vécu l'une des périodes les plus mouvementées de notre Histoire.

A vingt ans, en janvier 1813, on le retrouve engagé dans le régiment des dragons de l'ex-Garde consulaire. Il fût blessé à la bataille de Montmirail, l'une des dernières grandes victoires de Napoléon. Cette bataille a eu lieu du 11 au 17 février 1814. Mais, curieusement, ses états de services font état de ses blessures le 27 février. Où est l'erreur ?

Ses blessures, trois coups de sabre à la tête et un au bras gauche lui valurent, toutefois, d'être décoré de la Légion d'Honneur. Elles lui valurent sans doute également, d'être réformé le 15 décembre 1815. C'est sans doute peu après qu'il épousa Marie-Anne ADAM, fille de Rupt. Il s'installa ensuite à Arnhem, au Pays-Bas ou il vécut d'une fabrique de parapluies et tenait, avec son épouse Marie-Anne, une boutique installée Bakkerstraat, en centre ville.

Il décède le 1er mars 1845, à l'âge de 51 ans, laissant cinq enfants, créant ainsi les origines de la branche Néerlandaise de mes ancêtres.

Des recherches dans la base Léonore, site de la Légion d'Honneur, me permirent tout d'abord de trouver le numéro du dossier de ce notable ancêtre. Puis, un cousin néerlandais, Corné Pierre_Perrin, descendant en droite ligne de notre ancêtre, ayant trouvé son nom sur ce site, m'incita à poursuite plus avant les recherches. Des bouées lancées sur les forums de généalogie me permirent d'obtenir les photocopies du dossier complet déposé au CARAN.

 

leonore
Légion d'Honneur - Empire

C'est ainsi que j'ai pu disposer des informations suivantes :

 

Contenu du dossier

Dossier

Procès verbal d'Individualité

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Extrait de naissance

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Serment sur l'Honneur

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Brevet de la Légion d'Honneur

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États de services

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Déclaration de nomination au grade de Chevalier

Dossier

 

La cavalerie de la Garde Impériale

Dragon de l'ex-Garde Consulaire

Grenadiers à cheval.

Les grenadiers à cheval jouissaient, avec les grenadiers à pied, de leur prestige d’anciens de Marengo. Les conditions d’admission étaient tout aussi rigoureuses que pour les grenadiers à pied. Passant de l’ex-Garde consulaire dans la Garde impériale (29 juillet 1804), le régiment fut composé d’un état-major et de quatre escadrons de deux compagnies chacun, soit 1.018 cavaliers. Un décret impérial du 15 avril 1806 lui adjoignit un escadron de vélites dotés d’une taille de 1,76 m au moins et d’un revenu annuel assuré de 300 francs.

Instruits à part en temps de paix, les vélites n’étaient mêlés aux grenadiers que pour les marches ou la guerre ; en cette dernière circonstance, l’unité se dédoublait en deux régiments commandés chacun par un major sous les ordres du colonel.

Dragons.

Par décret impérial daté du palais de Saint-Cloud, le 15 avril 1806, un régiment de dragons fut organisé sur le modèle des grenadiers à cheval. Le recrutement se faisait dans les différents régiments de dragons de la ligne, parmi les soldats de belle prestance, totalisant dix ans de service et mesurant 5 pieds 4 pouces, soit 1,73 m.

C’est lors de sa première présentation au cours d’une revue sur la place du Carrousel que l’Impératrice décida d’être la marraine de ce nouveau corps, qui s’appela désormais fièrement dragons de l’Impératrice.

En marche, un escadron comptait 200 dragons plus 50 vélites, incorporés pour l’occasion de façon que, si le régiment réunissait ses quatre escadrons, il alignât 1.000 hommes dont 800 « anciens » et 200 « bleus ».

Transformé pour le temps de la première Restauration en Corps royal des dragons de France, le régiment fut rétabli par l’Empereur à son retour d’exil dans la nouvelle organisation de la Garde, le 8 avril 1815.

Après la capitulation de Paris, le régiment se retira derrière la Loire et se dispersa. Tout était fini et pourtant, pendant de longues années et jusqu’à ce que le dernier dragon de l’Impératrice eût rendu le dernier soupir, le château de la Malmaison fut le lieu d’un pèlerinage annuel qui réunissait, le jour anniversaire de la mort de Joséphine, les survivants des fringants cavaliers dont elle avait été la marraine.

Grenadiers