Tinos, comme les autres îles des Cyclades, ne se découvre que petit à petit. Tout d'abord secrète,
discrète, elle est en fait riche et des plus agréable. Le voyageur découvrira, au fil de ses promenades,
ses 60 villages, ses quelques 600 chapelles et églises, ses 800 pigeonniers et ses 14.000 hyperthiras,
tous différents. Ces hyperthiras sont des impostes en marbre ajouré qui chapeautent de nombreuses
portes de maisons.
L'origine de cette floraison de pigeonniers est différente selon les sources. Celle-ci me fut contée
par un tinote d'adoption : Au XVIII° siècles, l'occupant Turc apprécie beaucoup le salmis de pigeons
de Tinos. Aussi, les tinotes construisent ces pigeonniers afin de créer un élevage intensif et satisfaire
ainsi Constantinople. En échange, l'île fut plutôt préservée et le commerce y était prospère. A cette
époque, Tinos devient le plus important centre de sculpture de marbre en Grece. Le village de Pyrgos
en conserve la tradition.
Si le vent est absent, c'est que vous n'êtes pas à Tinos ; Éole a dû établir une résidence secondaire
entre Tinos et Mykonos.
Tinos est connu pour son tourisme religieux. Au delà du 15 août, après le pélerinnage traditionnel,
l'ile redevient calme ; les restaurants, nombreux, sont des havres de paix où il fait bon passer
une soirée tranquille. Mais il faut les chercher, cachés au fonds des villages.
Les lieux qui nous ont plu : Volax, Pyrgos, Kolimbithra, Panormos, Kardiani, Isternia, Smardatiko
...
Carte de Tinos
Pour faciliter la navigation dans ces pages, voir l'aide
ici. Bon voyage !