ONOMASTIQUE
Définition : Subst. fém., LING. Discipline ayant pour objet l'étude des noms propres et comprenant diverses branches telles que l'anthroponymie, l'hydronymie et la toponymie :Les villages des grandes plaines agricoles sont comme des colonies de plantes sociales. L'onomastique révèle souvent cette filiation : tel village, sans doute plus ancien, est représenté par son diminutif, à peu de distance.
VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p. 181.Source : Trésor de la Langue Française
NOTTEGHEM
Depuis toujours, deux hypothèses sur l’origine de notre nom traînent dans la famille.
L’une prétend que notteghem se compose de « notte » et « ghem ». « Notte » ayant ses racines dans le radical nuss en allemand nut en anglais ou noot en flamand, c'est-à-dire en français, la noix. Quand à Ghem, de toute évidence, est à rapprocher du Heim allemand, du home anglais, du heim alsacien ou encore, plus logiquement, au ghem français et flamand donnant l’idée de domicile, de maison de hameau ou de village. Telles les villes Ham dans la Somme et Hem dans le Nord
Cette carte de la Flandre française montre bien l’importance de cette terminaison dans le Nord.Notre nom signifierait donc « les gens du village des noyers (ou noisetiers) »
L’autre hypothèse affirme nos origines anglo-saxonnes en faisant un lien rapide et acoustique entre Notteghem et la ville anglaise de Nottingham au cœur de la forêt de Sherwood.
Autour de 600 après J.-C., le site de Nottingham est dominé par un chef saxon dénommé Snot , ce qui explique le toponyme d’alors « Snotta inga ham » puis Snotingaham, littéralement, la « demeure du peuple de Snot ».On trouve le mot saxon « inga » qui signifie les Gens et « ham » autre mot saxon pour dire village, maison, foyer, comme vu plus haut.
Mais, quel lien entre Nottingham et Notteghem ? Rien n’est probant. Et pourtant …
Par ailleurs, en me promenant dans la bibliothèque de Google, je suis tombé sur un article de « La Revue Belge » de 1856 et, plus particulièrement sur un article intitulé « Souvenirs Historico-linguistique du voyage d’un Flamand en Grande Bretagne ». L’auteur, le chanoine De Haerne, membre de la chambre des représentants fait un parallèle entre les toponymes belges et anglo-saxons. Entre autres choses, il rapproche la ville de Nosseghem avec Nottingham, d’étymologie sans doute identique. Or, avant de s’appeler Nosseghem, cette commune du Brabant proche de Bruxelles s’appelait Notteghem ! Voici l'extrait :
Alors ? Qu’en déduire ?
Il serait tentant d’admettre que, compte tenu de la proximité territoriale de l’Angleterre et de ce qui sera bien plus tard la Belgique, des gens venus du village de Snot (toponyme snotingham) s’installèrent dans Brabant créant le village de Notteghem, existant actuellement sous le nom de Nosseghem.C'est au Xème siècle que le processus de création des noms de famille s'amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d'homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom qualifiant un trait physique (Lelong, Lenain, Blondin, etc.) l’origine géographique (Lespagnol, Dumont, Delmotte, Duval) ou encore, une activité (Lefebvre, Meunier, Boulanger). Ce phénomène se rencontre d'abord parmi les familles nobles, puis s'élargit à l'ensemble de la population à partir du XIIème siècle. Avec l'usage, ce surnom tend à devenir héréditaire et ce n’est que 1474 que Louis XI interdit d’en changer sans autorisation royale.
Dans son « Dictionnaire étymologique
» Marie-Thérèse Morlet , en 1110, la ville de Nosseghem est appelée Nothengem puis, en 1154 prend la forme de Notengem, pour devenir ensuite Nosseghem. Sans doute ne savait-elle pas qu’antérieurement, ce lieu s’appelait Notteghem.
Nos ancêtres seraient donc saxons avant d’être flamands, puis au gré des siècles devinrent wallons et enfin, hainuyers.
Cette origine singulière accrédite le fait que tous les Notteghem sont de la même origine, pour ne pas dire parents.Dans l'état actuel des recherches en Belgique, on trouve des Notteghem dans les communes de Arc-Ainières, Cordes, Anvaing, Dergneau,Ellezelles, Velaines, Buissenal, Wattripont, Wodecq, et autres villages du Hainaut belge. Au sein de cette povince, les communes citées constituent une entité homogènes particulière. Il s'agit du Pays des Collines
qui émerge, aux confins de la Flandre et du Hainaut Occidental, avec des collines qui peuvent atteindre ou dépasser 150 mètres de hauteur.
Notre branche remonte en 1676 avec Michel Notteghem, vivant à Anvaing.
Une autre branche commence avec un autre Michel ; lui, vivait à Flobecq en 1718, distant d’Anvaing de seize malheureux kilomètres.Voir cette ancienne carte du Hainaut
Hélas, mes recherches (ni celles des descendants de l’autre branche) n’ont pas – encore – permis d’établir une relation qui, sans conteste, existe. Qui saura le trouver ?
Avant 1877 (obligation du Livret de Famille) l'orthographe des noms est complètement phonétique et dépend des accents locaux.
Selon les différents actes, les orthographes identifiées de nos jours sont :
NOTTEGHEM (vers 1680) NOTEGHEM (1711) NOTEGEM (1753) NOTHEGEM (1745) NOTIGHEM (1702) NOTTÉGHEM (1843) et un curieux NOTEGUEMME (1746) (Voir l'extrait d'acte sous ce lienIl est à remarquer que l'orthographe actuelle est la plus ancienne, comme celle du XI° siècle. Certains portent un accent (Nottéghem). Sans doute à la suite de l'erreur d'un employé de l'état civil qui a francisé le nom en 1843, lors de la première naisance en France.
Dans les débuts de mes recherches généalogiques, j'avais, au hasard du Web d'alors
, j'avais trouvé trouvé quelques noms jusqu'ici impossibles à rattacher.
Mais c'était avant l'explosion de Généanet
qui a changé la face des recherches.
A cheval sur la frontière Franco-Belge, le Hainaut, comté de l'empire germanique fût rattaché à la Flandre en 1055, puis à la Bourgogne en 1428, à la France en 1659, au Pay-Bas en 1814 et enfin, à la Belgique en 1830. Voir sous ce lien
l'évolution des frontières.
N'oubliez cependant pas que
my name is "not a game" !
But a joke ;-)
NUGUES
Les premiers porteurs des noms étaient vraisemblablement originaires de lieux-dits NUGUET ou NUGUIER, dans le sens de champs ou hameaux carctérisés par des noyers. De l'ancien français n(o)ugues, issu du latin "nux".
".../... Pour les chastegneraies et les nugueraies, c'est à dire les lieux plantés universellement de chasteniers et de nuguiers .../..."
En Saône-&-Loire, un lieu-dit "Les Nuguiers" existe sur la commune de La-Chapelle-de-Guinchey.
Les NUGUES en FRANCE sont classés au 3468 ème rang avec 1339 naissances sur le siècle dernier.
Les NUGUE en FRANCE sont classés au 4341 ème rang avec 466 naissances sur le siècle dernier.Infobel donne le nombre d'abonnés au téléphone :
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