Première page du dictionnaire écrit par Léon Paul Delinotte et son collègue Th. Nolen, co-auteur.

Le terme de "gymnase" est utilisé pour "lycée", comme en Suisse actuellement et comme Gymnasium en allemand.

Or, le gymnase est pour Littré, le lieu où les Grecs s'exerçaient à lutter, à jeter le disque, et autres jeux de force.

L'expression moderne "gymnase du lycée" devait alors paraître pour le moins bizarre.

Ce livre est signé de Jules Alexis, son frère.

Et, pour le sel de la chose, voici la préface de l'édition 1888 :

Les auteurs, a qui nous avions demandé quelques mots d'introduction, nous ont répondu avec raison qu'une préface n'est le plus souvent qu'une réclame et que d'ailleurs ils n'avaient rien a dire.
Nous tenons cependant a attirer l'attention du public enseignant sur une particularité, qui doit faire préférer ce dictionnaire a tout autre. C'est que la partie française a été rédigée par un Français et la partie hollandaise par un Hollandais. Car on aura beau dire et beau faire, jamais personne ne parlera une langue étrangère comme sa langue maternelle.
Il y a de ces tours, de ces expressions, qui ne s'apprennent ni dans les livres ni a un certain âge, mais qui ne s'apprennent que dans le pays memo et en même temps, que l'on commence à balbutier les premiers mots.
Disons encore que les auteurs ont suivi, pour la partie française, le dictionnaire le plus répandu en France, celui de P. LAROUSSE, dont les éditions se succèdent si rapidement et qui est rédigé d'après la dernière édition du Dictionnaire de l'Académie Française; et pour la partie hollandaise, le Dictionnaire officiel de DE VRIES et TE WINKEL.

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